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DEBAT : CERVEAU HUMAIN

LES ZONES SPECIALISEES :

Comme nous pouvons le voir sur le schéma ci-dessous le cerveau est organisé de manière très précise et très spécialisée.

Plus exactement, il est organisé en zone, ce que Brodmann appelle des aires :

dont voici le détail en terme de fonction :

Les aires de Brodmann 1, 2 et 3 :

Les aires de Brodmann 3, 1 et 2(nommées dans cet ordre par convention), se confondent avec legyrus latéral post central du lobe pariétal.

Ce gyrus et ces aires sont classiquement associés à la fonction somatosensorielle primaire. Néanmoins, Kaas suggère que seule l'aire 3 de Brodmann correspond dans son organisation aux autres aires somatosensorielles : elle reçoit en effet la majeure partie des projections thalamiques couvrant les champs sensoriels (notamment, sensibilité cutanée superficielle), tandis que les aires 1 et 2 en reçoivent, en proportion, très peu (par exemple, sensibilité cutanée profonde pour l'aire 2).

L'ensemble de ces trois aires correspond à la zone principale réceptrice au sens du toucher. Elle constitue une représentation du corps que l'on désigne parfois sous le nom d'homonculus sensitif : une projection inversée du corps, visible dans l'organisation du cortex. Jambes et tronc sont représentés sur la ligne médiane, bras et mains vers le milieu du gyrus, tandis que le visage est représenté dans la partie basse du gyrus post central. Certaines parties de cortex sont plus grandes en proportion par rapport à la taille relative au corps, des zones qu'elles représentent. Ainsi, par exemple, mains et lèvres ont leurs projections sur une importante partie de cortex par rapport aux pieds et aux jambes. Ceci est à mettre en lien avec le nombre de récepteurs tactiles, plus important dans les mains et les lèvres que dans d'autres parties du corps. On note ainsi une correspondance assez étroite entre la sensibilité au toucher des organes et la portion de cortex somatosensoriel qui les représente.

Chacune des aires 3, 1 et 2 comporte des neurones qui projettent leur axone dans les aires somatosensorielles secondaires (Aires 5 et 7).

Les lésions touchant le cortex somatosensoriel provoquent des déficits cognitifs caractéristiques de la sensibilité : astéréognosie, abarognosie, défaillances de la proprioception ou déficits de la sensibilité fine... Certaines études de cas suggèrent qu'elles pourraient affecter d'autres domaines sensitifs tels que la nociception ou la thermoréception, ou d'autres caractéristiques du toucher. Cependant, ces dernières sont également traitées par d'autres structures telles que le gyrus cingulaire et le cortex insulaire, aussi ne sont-elles pas toujours visibles ni présentes. Si les lésions se localisent dans l'hémisphère non dominant, elles entrainent classiquement le phénomène d'héminégligence.

L'aire de Brodmann 4 :

On la fait classiquement correspondre à la fonction motrice primaire.

Comme le montrent Penfield et al., cette région, tout comme le cortex somatosensoriel primaire, présenteune représentation du corps dans son organisation, on retrouve ainsi les projections motrices des jambes et du tronc, sur le dessus de la structure. Bras et mains vers le milieu, et visage vers le bas de la figure. Cette représentation est généralement nommée Homonculus moteur.

L'aire de Brodmann 5 :

Elle est impliquée dans letraitement des informations somatosensorielles, il s'agit d'uncortex d'association.

L'aire de Brodmann 6 :

L'aire de Brodmann 6 ou BA6 se situe sur le cortex frontal, en avant ducortex moteur primaire (aire de brodmann 4). Il se compose de deux aires fonctionnelles que sont lecortex prémoteur et l'aire motrice supplémentaire. Cette aire est également appelée Aire 6 agranulaire du fait de sa spécificité architectonique : il lui manque la couche granulaire (couche IV).

Cette vaste région du cortex frontal est censée jouer un rôle dans la planification de tâches complexes etmouvements coordonnés.

L'aire de Brodmann 7 :

Cette aire correspond à un cortex somatosensoriel associatif.

Situé à la conjonction d'aires perceptives (en avant) et visuelles (en arrière), elle est censée jouer un rôle dans la coordination visuo-perceptive, intégrant les informations proprioceptives et visuelles, par exemple, pour déterminer la position relative d'un objet dans l'espace par rapport au corps ou à des parties de celui-ci (localisation dans l'espace). Il est donc impliqué, par exemple, dans les tâches de préhension, visuo-motrices (poursuivre visuellement un objet pour le saisir).

L'aire de Brodmann 8 :

elle comprend notamment l'aire de coordination oculo-motrice.

L'aire 8 joue un rôle dans laplanification de mouvement complexes. Sa partie basse, aire oculomotrice, joue un rôle dans lecontrôle des mouvements des yeux. On évoque l'aire 8 également dans lagestion de l'incertitude : une étude par imagerie par résonance magnétique suggère que l'activation de cette aire augmente avec le degré d'incertitude ressentie par l'individu.

L'aire de Brodmann 9 :

Elle fait partie de la grande structure que l'on nomme cortex préfrontal dorsolatéral, impliqué dans de nombreuses fonctions telles que la planification, la mémoire de travail, la régulation de l'action et des fonctions intellectuelles supérieures.

L'aire de Brodmann 10 :

L'aire 10 de Brodmann se situe dans le lobe préfrontal antérieur, dans une région connue comme la région frontale polaire, impliquée dans lesfonctions exécutives et la mémoire(récupération).

Cette région est particulièrement étendue chez l'homme mais son rôle est encore mal compris. Les hypothèses les plus intéressantes suggèrent que ce cortex joue un rôle régulant d'autres activités cérébrales, exerçant ainsi une "supervision" permettant la planification et le contrôle de l'action et des fonctions mentales, de même que leur coordination.

L'aire de Brodmann 11 :

Fonction à déterminer.
L’aire 11 constitue ce que l’on appelle le « cerveau social » avec d’autres aires cérébrales comme le gyrus cingulaire antérieur (ou aire 24 de Brodmann), l’amygdale (aire 34) et le gyrus temporal supérieur (aire 22).

le processus plus complexe de compréhension du langage se déroule en fait dans les aires préfrontales, à mi-chemin entre les aires 45 et 11 de Brodmann

L'aire de Brodmann 12 :

L'aire 12 est particulièrement impliquée dans la mémoire des traits et des caractéristiques des objets.

Aires 11 et 12. (Région du cortex préfrontal) impliquée dans la mémoire des traits et caractéristiques des objets. Gyrus orbital.

Le cortex orbitofrontal (aires de Brodmann 12 et 13) jouerait un rôle dans les fonctions nécessitant un contrôle frontal du système limbique telles que l’inhibition, le codage de la valeur motivationnelle d’un objet ou d’un stimulus, la prise de décisions et le contrôle de l’action basés sur la récompense, le contrôle de l’impulsion et des interférences, l’humeur, et la personnalité/le comportement social (Bechara et al., 2000; Rolls, 2000 ).

L'aire de Brodmann 13 :

aucun information complémentaire(seulement chez les primates).

L'aire de Brodmann 14 :

Certaines hypothèses suggèrent que cette aire 14 est un cortex associatif lié au sens de l'olfaction ainsi qu'aux informations viscérales, jouant ainsi un rôle dans l'intégration des signaux du système nerveux autonome.

aucun information complémentaire(seulement chez les primates).

L'aire de Brodmann 15 :

Cette aire a été définie chez le singe par Brodmann, mais il ne trouva pas de structure correspondante chez l'homme. Cependant, des données d'imagerie récentes suggèrent qu'une structure fonctionnelle homologue existe dans le cerveau humain.

Au moins un groupe de recherche (1) pense avoir trouvé une aire homologue chez l'homme, présentant des caractéristiques anatomiques semblables, notamment sa localisation.

L'aire 15 reçoit des informations en provenance des nerfs de Hering, donc de l'information issue des récepteurs situés dans les carotides (barocepteurs sensibles à lapression artérielle et chimio-récepteurs sensibles auxconcentrations sanguines de divers composés). L'aire 15 est notamment suractivée lors d'attaques de paniques.

L'aire de Brodmann 16 :

Pas de données (à rechercher)

L'aire de Brodmann 17 :

On la nomme également cortex strié. C'est l'une des plus anciennes structures du neocortex, spécialisée dans le traitement visuel des informations statiques et mobiles(mouvement) ainsi que dans lareconnaissance visuelle. On estime à 140 millions (Leuba et Kraftsik, 1994) le nombre de neurones que contient le cortex visuel primaire humain à l'âge adulte.

Le cortex visuel primaire est subdivisé en 6 couches fonctionnelles distinctes. L'une des plus importantes est la 4ème couche qui reçoit la majorité de l'information issue des corps génouillés latéraux (noyau géniculé latéral). Cette 4ème couche se subdivise elle même en 4 sous-couches distinctes, 4a, 4b, 4c-alpha (recevant l'apport des voiesmagnocellulaires) et 4c-bêta (voiesparvocellulaires).

L'aire 17/V1 représente une carte inversée du champ visuel : ainsi, une information issue du champ visuel bas-droit est traitée majoritairement par la partie haut-gauche du cortex visuel primaire. On nomme rétinotopie cette carte virtuelle. Cette représentation (en fait, de la rétine plutôt que du champ visuel) est très précise, même les angles morts y sont représentés. Cette rétinotopie se trouve chez la plupart des animaux ayant un cortex virtuel primaire. Lorsqu'existe une fovéa, l'aire correspondante est particulièrement grande en rapport au reste de la rétine.

David Hubel et Torsten Wiesel ont montré l'organisation en colonne des cellules du cortex visuel primaire. De telles propriétés seraient à même d'expliquer la sensibilité à l'orientation d'un stimulus visuel (vertical, oblique...) et la sensation de profondeur due au couplage des données issues des deux cortex visuels. Néanmoins, l'interprétation de l'organisation en colonne reste un sujet vif et ouvert de l'actualité scientifique contemporaine.

Les premiers neurones qui réagissent à l'information visuelle semblent traiter l'information pour en tirer des propriétés telles que l'orientation, la vitesse, le mouvement et sa direction

Un peu plus tard, après 100 ms de délai, d'autres neurones sont plus sensibles à l'organisation globale de la scène, mais il est probable qu'un premier traitement des aires visuelles supérieures rétroagisse pour permettre ce traitement.

L'information visuelle n'est pas réellement traitée en terme de propriétés de luminance ou de couleur de la scène visuelle, mais plutôt en terme de contraste : quelques neurones vont coder ces informations, tandis qu'une majorité réagira aux lignes de fractures de couleurs ou de luminance.

L'aire de Brodmann 18 :

Elle a également reçu le nom decortex parastrié. Elle occupe lecuneus, le gyrus lingual et le gyrus occipital latéral.

C'est la seconde aire majeure du cortex visuel, située entre l'aire visuelle primaire et le cortex visuel associatif, d'où son nom decortex visuel secondaire. Elle entretient de fortes connexions avec ses voisines, projetant de nombreux axones vers les aires visuelles associatives (V3, V4, V5), mais également en feedback vers l'aire visuelle primaire, dont elle reçoit la majorité des connexions.

Comme l'aire V1, elle est subdivisées en quatre parties distinctes, dorsales et ventrales, pour chacun des hémisphères. V2 partage de nombreuses propriétés avec l'aire visuelle primaire (par exemple, l'excitation liée à l'orientation des stimuli visuels, la sensibilité au contraste), mais possède également des propriétés propres, qui lui permettent vraisemblablement de traiter l'information visuelle davantage en profondeur (orientation d'un contour, appartenance d'un stimulus à une figure ou à un fond...). Elle est également un peu sensible à la régulation exercée par l'attention, plus que l'aire visuelle primaire mais moins que les aires visuelles associatives.

L'aire de Brodmann 19 :

Elle correspond au cortex extrastrié. Cette aire est considérée comme une aire associative (cortex visuel associatif), remplissant des fonctions visuelles telles que l'extraction d'un objet visuel, lareconnaissance de forme, l'attention visuelle ou l'intégration sensorielle multimodale.

Des études menées sur le chat suggèrent que cette zone présente une sensibilité au mouvement d'objets délimités, permettant ainsi de différencier et d'accrocher visuellement un objet par rapport à la scène visuelle. Néanmoins, d'autres études menées sur le singe donnent des résultats variables. Le consensus actuel suggère alors la présence d'une collection hétérogène de représentations incomplètes de la scène visuelle, dans cette zone.

Chez l'homme, l'aire 19 contient les quatre aires fonctionnelles V3, V4, V5 et V6. L'imagerie fonctionnelle suggère l'existence de cartes rétinotopiques dans l'aire 19, en lien avec les aires visuelles primaires et secondaires, mais également avec certaines zones pariétales postérieures et temporales inférieures.

L'aire 19 reçoit également directement des informations dupulvinar et du colliculus supérieur, concourant alors au phénomène devision aveugle lorsque les aires primaires ou secondaires sont lésées. Chez les patients aveugles de naissance, cette zone est activée par des stimuli somatosensoriels.

Face à ces constatations, la communauté scientifique estime que l'aire 19 est une plaque tournantes des informations sensorielles multimodales, et un point de différenciation de deux types d'information visuelle : le "quoi" (discrimination visuelle) et le "où" (localisation spatiale). La région dorsale semble se spécialiser dans le mouvement d'objets visuels, tandis que la région ventrale s'attache à la reconnaissance visuelle.

L'aire de Brodmann 20 :

Cette zone est connue pour jouer un rôle dans la reconnaissance visuelle(mémoire) et d'autres traitements visuels de haut niveau.

Elle est également nommée région temporale inférieure.

L'aire de Brodmann 21 :

Elle correspondant approximativement au gyrus temporal moyen. Cette région est connue pour jouer un rôle dans le traitement auditif, notamment des sons de la langue. Chez la plupart des individus, cette fonction est fortement latéralisée à gauche.

L'aire de Brodmann 22 :

Le consensus actuel estime que cette région intervient dans le traitement auditif et la compréhension du langage. Cette fonction étant fortement latéralisée, les chercheurs pensent que l'aire 22 gauche intervient (chez les sujets dont l'hémisphère dominant est le gauche) dans la compréhension du langage (sémantique), tandis que l'aire 22 droite serait plutôt orientée vers le traitement de la mélodie, du rythme ou de l'intensité des sons parlés (prosodie).

L'aire de Brodmann 23 :

Cette région est aussi connue sous le nom de cortex cingulaire postéro-ventral.

Des études réalisées sur les macaques (Macaca Mulatta) ont amené à subdiviser l'aire 23 en trois zones, dont l'une est encore subdivisible en deux parties, l'une, postéro ventral (pv23b) de cette aire 23, recevant les projections thalamiques des noyaux antérieurs, et l'autre, dorsale (d23b), dont les connexions avec ces noyaux sont beaucoup moins nombreuses.

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 24 :

Francis Crick, l'un des découvreurs de l'ADN (1953), estime que cette zone est le siège de la volonté et du "libre-arbitre" : la lésion de cette aire entraine une aboulie et des difficultés motivationnelles. D'autres expériences semblent indiquer que cette zone intervient dans les réactions physiologiques émotionnelles (hérissement des poils, modifications cardiovasculaires, dilatation des pupilles). Son excitation peut par exemple provoquer un arrêt respiratoire et l'inhibition de la motricité volontaire.

L'aire de Brodmann 25 :

L'aire 25 de Brodmann est une partie du cortex cingulaire constituée en bande étroite, dans le bas-avant du genou du corps calleux, d'où son nom de Subgenualis Area. Elle est liée à la région frontale 11.

A l'origine partie intégrante de l'aire 24, cette aire est dissociée par Brodmann dans ses travaux ultérieurs (1909).

Cette région semble impliquée dans le traitement olfactif et dans la gestion de l'humeur. Ainsi, une étude réalisée par Mayberg et al (2005) montrait l'amélioration de l'humeur de dépressifs résistant aux traitements classiques, suite à la stimulation cérébrale profonde de cette zone.

L'aire de Brodmann 26 :

Chez l'homme, cette région est une partie du cortex rétrosplénialappelée cortex ectosplénial.

Le cortex est mince et les couches étroites.

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 27 :

Cette structure est impliqué dans letraitement olfactif, plus précisément dans la perception des odeurs, d'où l'appellation parfois de Cortex olfactif.

Cette structure occupe une petite partie du cerveau chez l'homme et les primates proches, par rapport aux autres animaux, surtout les insectes

L'aire de Brodmann 28 :

Associée à l'aire 34 (cortex entorhinal dorsal), elle constitue la majeure partie du cortex entorhinal.

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 29 :

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 30 :

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 31 :

L'aire 31 de Brodmann est la partie supérieure de l'arrière du cortex cingulaire, d'où son nom de Cortex cingulaire postérieur dorsal.

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 32 :

Cette région est associée aux fonctions de contrôle mental volontaire et à la pensée rationnelle, particulièrement mis en évidence par des tâches d'interférence type Stroop.

L'aire de Brodmann 33 :

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 34 :

Avec l'aire 28 (cortex entorhinal postérieur), elle forme le cortex entorhinal, lequel joue un rôle important dans les processus de la mémoire.

L'aire de Brodmann 35 :

Avec l'aire 36, elle forme le cortex perirhinal. Ce cortex joue un rôle dans le mécanisme de récompense, et donc, dans le plaisir et la mémoire.

L'aire de Brodmann 36 :

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 37 :

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 38 :

L'aire 38 de Brodmann comprend lesparties temporales polaires(antérieures) des gyri temporaux moyen et supérieur. Pour cette raison, on la nomme généralementPôle temporal.

Sa cytoarchitectonie est particulière : elle est subdivisible en au moins 7 aires secondaires, dont l'une, TG, est spécifique à l'humain. On soupçonne cette aire TG d'être impliquée dans des processus perceptuels de haut-niveau, ainsi que dans des processus également de haut niveau, de réponses émotionnelles et sociales.

Cette région est l'une des premières touchées lors d'une maladie d'Alzheimer, et l'une des premières concernées par les épilepsies temporales.

L'aire de Brodmann 39 :

Cette aire joue un rôle dans lacompréhension du langage, elle est fortement latéralisée et anatomiquement distincte d'un hémisphère à l'autre. Luria la considère comme une partie d'une zone temporo-pariéto-occipitale qui comprend l'aire 40, l'aire 19 et l'aire 37.

L'aire de Brodmann 40 :

L'aire 40 de Brodmann se situe sur le cortex pariétal et constitue un point de jonction entre les lobes pariétal et temporal.

Cette région est subdivisible en 5 zones distinctes parmi lesquelles la zone PF connue pour être une partie du système des neurones miroir, active lorsque l'homme imite un pair.

La partie de l'aire 40 située dans le gyrus supramarginal (lobe pariétal inférieur) est impliquée dans la lecture, tant pour lasémantique (signification) que laphonologie.

L'aire de Brodmann 41 :

Avec l'aire 42, elle forme les cortex auditifs primaire et associatif.

L'aire de Brodmann 42 :

Avec l'aire 41, elle forme les cortex auditifs primaire et associatif.

L'aire de Brodmann 43 :

Cette aire est connue pour représenter le cortex gustatif.

L'aire de Brodmann 44 :

Elle correspond à une partie du gyrus frontal inférieur, nommée Pars opercularis.

Avec l'aire 45, elle forme l'aire de Broca.

Les fonctions associées à cette zone sont fortement latéralisées : chez 95.5% des droitiers et 61.4% des gauchers, les aires 44 et 45 sont impliquées dans des fonctions sémantiques (notamment production du langage, hémisphère gauche). Certaines études suggèrent que l'aire 44 est davantage impliquée dans le traitement phonologique et syntaxique.

L'aire de Brodmann 45 :

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 46 :

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 47 :

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 48 :

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 49 :

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 50 :

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 51 :

Fonction à déterminer.

L'aire de Brodmann 52 :

Fonction à déterminer.

et il est structuré ainsi :

Les zones de l'apprentissage (à compléter à partir des informations des aires de Brodmann).

les zones d'acquisiton de l'information

Les sons

Le cortex auditif primaire est situé dans le gyrus temporal supérieur (notamment le gyrus de Heschl). Il est le siège des aires auditives primaires où s'effectuent les premiers traitements des informations auditives.

Autour de lui, dans les parties supérieure, postérieure et latérale des lobes temporaux on retrouve des régions impliquées dans les traitements auditifs de plus haut niveau, comme le langage oral. Cette fonction implique une région centrée sur le planum temporal mais débordant en partie sur le lobe pariétal.

En général, le lobe temporal de l'hémisphère gauche (dit hémisphère dominant) est davantage impliqué que le droit dans les processus de compréhension orale mais les fonctions du lobe temporal s'étendent aussi à d'autres aspects du langage (comme la dénomination, la mémoire verbale, la lecture).

De plus certaines régions du lobe temporal latéral interviennent aussi dans le traitement de stimuli auditifs complexes comme la musique et la reconnaissance de la voix voire aussi dans l'intégration d'informations visuelles (par exemple, pour analyser en même temps les mouvements du visage et la voix d'un interlocuteur).

C'est également dans l'hémisphère gauche que sont localisés les

circuits intervenant dans le langage. Il existe différent centres de traitements spécialisés que l'on nomme module. Ils travaillent ensemble pour accomplir des taches telles que : la lecture, l'écriture, l'orthographe.

Les images

La partie inférieure du cortex temporal semble impliquée dans les traitements visuels de haut niveau concernant des stimuli complexes comme la reconnaissance des visages (gyrus fusiforme) et l'analyse des scènes visuelles complexes (gyrus parahippocampique). Les parties les plus antérieures de cette région sont impliquées dans la reconnaissance des formes et la reconnaissance des objets.

Les zones de traitements de l'information

Comment le cerveau traite les informations ?

Bien que le cerveau, soit organisé en deux hémisphères, certains pensent que tous deux travaillent de concert. Il semblerait que l'acquisition des connaissances réalise sous la forme d'un auto-apprentissage (nous nous servons des informations déjà apprises pour en apprendre d'autres).

L'enrichissement des connaissances, nous l'avons déjà vu se fait par le biais de relation entre les informations (nbre de synapses/neurones).

Les zones de stockage de l'information

Le lobe temporal médian joue un rôle fondamental dans la mémoire et les émotions.

Plus particulièrement, l'hippocampe et les structures adjacentes sont impliqués dans la mémoire dite épisodique ou déclarative, notamment dans la mémoire spatiale.

On admet généralement que c'est la plasticité de la modification des synapses et des circuits neuronaux de cette zone qui permet la formation de la mémoire ; la lésion des deux hippocampes produit d'ailleurs une amnésie antérograde sévère. L'amygdale (du cerveau) contribue aux processus affectifs et au traitement des aspects émotionnels de la mémoire.

Comment le cerveau enregistre ces informations ?

Le cerveau enregistre de deux façon distinctes :
  • la mémoire à court terme :
    • Elle assure l'utilisation immédiate de l'information perçue.
    • Elle ne peut pas conserver beaucoup d'informations en même temps (seules les 5 ou 6 unités d'information sont retenues).
    • Elle ne retient l'information que quelques secondes (lecture d'un nouveau numéro de téléphone).
    • Cependant par un effort conscient, elle peut permettre de conserver l'information un certain temps dans la mémoire à court terme, c'est l'autorépétition de maintien.
  • la mémoire à long terme :
    • Elle permet de reproduire, reconstituer ou reconnaître, les données qui ont été acquises lors d'expériences passées (heures, jours, années).
    • Elle conserve :
      • les milliards d'informations que nous avons apprises,
      • les règles qui permettent de traiter ces informations.
  • Le passage de l'information de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme s'effectue :
    • parfois naturellement, sans que l'on en prenne conscience;
    • d'autres fois, il exige une certaine attention ou volonté de se souvenir.
  • L'information que l'on désire mémoriser est alors :
    • structurée,
    • organisée,
    • reliée à des connaissances déjà acquises.
  • Ainsi si on demande à des personnes d'apprendre une liste de 10 mots. Chaque mot est présenté pendant 5 secondes.
  • Quatre méthodes d'apprentissage sont testées:
    • auto-répétition de maintien,
    • recours à des antonymes (mots à sens contraire),
    • formation d'une image mentale de chaque paire de mots,
    • association des mots dans une histoire.
  • On constate que le taux de mémorisation croît de la première à la dernière méthode. Cette expérience montre que plus l'information à mémoriser est traitée, visualisée, mise en relation avec d'autres connaissances déjà acquises, meilleure est la mémorisation à long terme.

Les types de stockage de l'information

Quelles types d'informations sont enregistrées ?